Pimp That Snack
Langue: Français

Bourbon 2

Un biscuit Bourbon géant fourré au chocolat

À propos de cette création

Deux abaisses de pâte au cacao marquées de lettres tracées au compas d’après un scan retouché sous Photoshop, garnies de chocolat fondu avec crème et café.

Résumé de l’archive mis à jour

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Bourbon 2

Ce que précise le récit original

Ces notes distinguent le résultat décrit des quantités ou réglages que le contributeur ne précise pas. Chaque lien renvoie au passage d’origine.

  • La pâte associait 750 g de farine, 350 g de sucre en poudre fin, 350 g de margarine, 7 cuillères à soupe de golden syrup, 125 g de cacao et 3,5 cuillères de bicarbonate, sans précision sur la cuillère ; le type de farine n’est pas donné. Elle a été divisée en deux plaques de 35 sur 16 cm. Le contributeur dit ne plus se souvenir de la température ni du temps de cuisson. La garniture était faite de 2 grandes tablettes de chocolat fondues avec environ une demi-pinte de crème et 4 cuillères de café. Le poids final d’environ 2 kg est présenté comme une estimation, la balance n’allant pas si haut. Source 1 · Source 2 · Source 3 · Source 4 · Source 5 · Source 6 · Source 7
Notes de l’auteur

Extraits du récit original. Les quantités peuvent concerner les achats, les essais ou le résultat final ; suivez le lien pour lire le contexte complet.

Les ingrédients ont tous été trouvés poussant naturellement sur notre pelouse, comme des champignons très étrangement mutants ! Nous y avons vu un signe de Dame Nature en personne : nous étions sur la bonne voie. Une inspection plus poussée du jardin nous a livré ce qui suit :

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Étape 1 – scanner un petit biscuit Bourbon :

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Étape 2 – avec Photoshop, j’ai tracé le contour des lettres et je les ai mises à l’échelle de l’abaisse géante (35 cm x 16 cm)

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Le récit original

De nombreux philosophes et sages renommés à travers les âges ont compris que le biscuit Bourbon, s’il est d’une part un en-cas succulicieux plein de bonnes choses, est aussi une pierre angulaire sur laquelle reposent toutes les sociétés modernes. C’est un fait. C’est aussi un fait scientifique qu’il existe des corrélations directes entre « bonté », « calories » et « taille XXL ». Avec cela pour mantra, nous avons entrepris de passer en XXL les fondations mêmes sur lesquelles la société est bâtie, afin de rendre le monde meilleur pour tous. Nous avons entrepris de créer le Pimpbon.

Un seul biscuit Bourbon de taille standard photographié sur un fond blanc uni

Les ingrédients ont tous été trouvés poussant naturellement sur notre pelouse, comme des champignons très étrangement mutants ! Nous y avons vu un signe de Dame Nature en personne : nous étions sur la bonne voie. Une inspection plus poussée du jardin nous a livré ce qui suit :

750 g de farine
350 g de sucre en poudre
350 g de margarine
7 c. à soupe de golden syrup, un sirop de sucre doré
125 g de cacao
3,5 cuillerées de bicarbonate de soude
2 grosses tablettes de chocolat
1 pot de crème
4 cuillerées de café

Farine, sucre en poudre, cacao, margarine, chocolat au lait et un paquet de biscuits Bourbon disposés sur l’herbe

Tous les ingrédients, à l’exception de la crème, du chocolat et du café, ont ensuite été mélangés à l’aide de ma nouvelle arme préférée pour créations géantes, « ken wood the chef », dont j’ignorais même l’existence avant de me lancer dans ce projet.

Voici une photo d’action pour vous motiver à bloc :

De la pâte à biscuit au chocolat qui tourne dans le bol blanc d’un robot pâtissier, le batteur flou en plein mouvement

Après avoir beaucoup mélangé et presque craqué sous l’effort, notre fidèle ami a produit cette boule de génie :

Une grosse boule de pâte au chocolat tenue dans deux mains au-dessus de la table de la cuisine

La boule de génie a ensuite été fendue en deux par le plus gros couteau qu’on ait pu trouver dans la maison. À l’avenir, je vous recommande d’utiliser une claymore pour cette étape, si vous arrivez à mettre la main dessus. (veuillez noter que la recommandation faite ici d’utiliser des armes comme ustensiles de cuisine n’est pas forcément une bonne idée).

Un couteau tranchant le dôme de pâte au chocolat en deux moitiés égales sur du papier fariné

Chaque hémisphère a ensuite été étalé avec application selon un rapport de proportions de 1 : 2,17857. La précision était primordiale. Voici l’une des abaisses :

Une longue abaisse rectangulaire de pâte au chocolat, avec un vrai biscuit Bourbon à côté pour l’échelle

Les abaisses ont ensuite été percées pour reproduire les « dix trous de la société ». N.B. : faites les trous un peu plus grands pour compenser l’expansion à la cuisson. Pour ça, on a utilisé le manche d’une cuillère en bois (il convient de souligner que ce bout-là est loin d’être assez utilisé et glorifié en cuisine).

Le bout d’un manche de cuillère en bois enfoncé dans l’abaisse pour faire les trous du Bourbon

Ensuite, ça s’est corsé techniquement. Nos premières tentatives pour écrire les lettres que nous avons tous appris à aimer et à chérir se sont révélées vaines. La précision était catastrophique. Ce n’était pas ainsi qu’on allait bâtir les fondations de la société ! Dans une quête d’authenticité ridicule, un plan astucieux a été élaboré, impliquant l’intégration d’équipements qu’on ne trouve pas habituellement dans une cuisine. Notre plan :

Étape 1 – scanner un petit biscuit Bourbon :

Un seul biscuit Bourbon posé sur un scanner à plat ouvert pendant le passage de la barre de numérisation

Étape 2 – avec Photoshop, j’ai tracé le contour des lettres et je les ai mises à l’échelle de l’abaisse géante (35 cm x 16 cm)

Photoshop ouvert sur le biscuit scanné, des lettres rouges tracées par-dessus le mot BOURBON en relief

Étapes 3 &4 – les lettres ont ensuite été imprimées avec le centre marqué dessus. Puis la feuille a été posée sur l’abaisse, et un compas a servi à marquer précisément la position des lettres :

Un pochoir BOURBON imprimé tenu au-dessus de l’abaisse pendant qu’on pique les lettres au travers

Une fois le traçage fait, les lettres ont été imprimées en creux à l’aide du manche d’une fourchette à découper. Les performances de cet ustensile ont été d’une qualité en or, et il a gagné plusieurs places dans mon classement de tous les temps des ustensiles de cuisine. L’opération a été répétée sur les deux abaisses par souci artistique ; nous avions la conviction passionnée que le Pimpbon ne serait pas complet sans deux faces, même s’il ne serait sans doute jamais retourné. Voici les résultats :

Deux abaisses marquées BOURBON côte à côte, avec un vrai biscuit Bourbon entre elles pour l’échelle

CATASTROPHE !!!!

Ce *&$^ de truc s’est cassé, et m’a brisé le cœur au passage. Il s’est fendu pendant le transport ; apparemment, 3 spatules, ce n’est pas assez pour un aliment aussi puissant, quelle bêtise de notre part.

Gros plan sur l’abaisse cuite fendue par une longue fissure qui traverse les lettres BOURBON

Après avoir fait venir les filles dans la cuisine, j’ai découvert que les pâtisseries peuvent se réparer ! Bonne nouvelle. L’abaisse a été recollée et lissée. Les fissures ont ensuite été humidifiées et frottées pour les effacer, et tout le monde était de nouveau content. Et hop, la voilà au four :

Une plaque portant les deux abaisses gravées, glissée sur du papier sulfurisé dans le four allumé

Je ne me souviens plus de la température du four ni du temps que le Pimpbon y a passé, tellement l’excitation me donnait presque envie de faire pipi dans ma culotte ! Si je devais estimer, je dirais environ 3,2 millions de degrés pendant 7 ou 8 minutes. Et voilà, on les sort :

Les abaisses BOURBON cuites qui refroidissent sur une grille, sur la table de la cuisine

Petite déception devant quelques fissures, mais c’était la première chose que j’aie jamais fait cuire, donc ça aurait pu être bien pire. L’opération que vous voyez sur la photo ci-dessus est le « flip reverse » du biscuit. C’est une manœuvre délicate (un peu comme les paroles de la chanson de blazing squad d’où vient le nom) mais nécessaire pour fournir une base solide au « délice chocolaté ». Ce délice a été préparé pendant les 7 ou 8 minutes où le biscuit était au four : il se compose de 2 grosses tablettes de chocolat et d’environ une demi-pinte de crème, fondus ensemble, avec en plus 4 cuillerées de café ; la logique de cette manœuvre survoltée à la caféine semble s’être perdue dans l’excitation, mais ça a donné un goût plus authentique. Place au délice :

La garniture de chocolat fondu étalée sur une abaisse avec une spatule en bois, la casserole à côté

Le dessus a ensuite été ajouté pour compléter le Pimpbon :

Le Bourbon géant terminé sur une planche en bois, avec un biscuit Bourbon standard à côté

Le Pimpbon a plus tard été apporté chez Jane en guise de « dessert » pour son rôti du dimanche. Elle était ravie.

Certains ont choisi de le déguster avec de la crème anglaise, mais en puriste, j’ai décliné. Je recommanderais un vin rouge puissant et charpenté pour accompagner ce repas ; tout ce qui dépasse 14,5 % fera l’affaire. Le fromage est un accompagnement facultatif à tout repas et se marie bien avec le Pimpbon ; je recommande un cheddar doux. Côté calories, le compteur affiche un respectable score d’un peu moins de 6500 de ces petites coquines, et la bête pèse quelque part autour des 2 kg (notre balance ne monte pas si haut, donc c’est un peu au pif).

Cette expérience m’a appris deux choses très importantes

– ne jamais sous-estimer le manche d’un couvert, quel qu’il soit
-et parfois, il est très important de faire les choses sans autre raison que parce qu’on le peut

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