Le gâteau chenille qui avait très faim
Un gâteau chenille géant en génoises et chocolat
Il était une fois un petit gâteau chenille très affamé qui s’appelait Eric. Il chercha et
chercha dans tout le pays les mets les plus fins, et finit par trouver :
1 kg de farine avec levure incorporée
6 c. à soupe de cacao en poudre
800 g de sucre
725 g de margarine
6 c. à soupe de golden syrup (sirop de sucre doré)
1 pinte de lait
10 œufs
1 grand pot de pâte à tartiner au chocolat
1 petit pot de confiture sans pépins
1 sachet de Minstrels (dragées au chocolat)
8 grandes tablettes de chocolat noir
1 grande tablette de chocolat blanc
1 paquet de biscuits Chocolate Fingers
glaçage

Et voici ce qu’il en fit :
Pendant la première heure ;
Il s’adjoignit les services de deux esclaves sans méfiance pour l’aider dans sa quête et fabriqua quatre
génoises au chocolat selon une recette de famille secrète, sans le moindre œuf !

Pendant la deuxième heure ;
Toujours avec l’aide desdits esclaves, il prépara 4 génoises de plus, nature cette fois, après une
dispute pour savoir si l’intérieur d’une chenille est marron ou crème. Cette fois, on opta pour une méthode plus traditionnelle
de confection du gâteau. Mais il fallut tout de même goûter et lécher les saladiers.

Pendant la troisième heure ;
Il se cala dans son fauteuil et admira le travail de ses esclaves : huit génoises parfaites.

Puis il réalisa une réplique parfaite de son visage en chocolat blanc, avec une
pointe de colorant jaune, et la laissa prendre au réfrigérateur.

Pendant la quatrième heure ;
Vint la construction ; la tâche était ardue, il fallut donc réquisitionner une maman esclave. Les
génoises au chocolat furent cimentées entre elles à la pâte à tartiner, et les génoises nature à la
confiture, après avoir tranché la base de chacune. On les empila ensuite avec encore un peu de
pâte à tartiner pour obtenir une tour penchée de génoises, que l’on coucha ensuite délicatement sur le flanc.

Pendant la cinquième heure ;
On demanda à un esclave de faire fondre le chocolat au micro-ondes – ledit esclave fut ensuite viré pour
avoir réussi à mettre le feu au chocolat (exploit difficile, mais exécuté de main de maître !) Des esclaves furent dépêchés
au supermarché du coin pour racheter du chocolat pendant que Maman Esclave tentait de débarrasser la cuisine de
l’odeur de chocolat brûlé. La deuxième fournée de chocolat fut fondue avec succès – cette fois par
Maman Esclave – puis étalée sur la peau de la chenille, avec des Chocolate Fingers ajoutés pour mieux dessiner les reliefs.

Pendant la sixième heure ;
On le hissa sur un lit de feuilles, exactement comme dans l’original, créé cette fois par un
esclave artiste qui passait par là.

Vinrent ensuite les finitions – des Smarties géants faits de Minstrels
recouverts de glaçage, des pieds géants en glaçage coloré, des bonbons Dolly Mixtures géants en glaçage, des rayures
en chocolat blanc fondu à la poche et, clou du spectacle, son visage avec ses énormes yeux
de travers, exactement comme l’original !



Pendant la septième heure ;
Il se cala dans son fauteuil et admira son œuvre. Il n’avait plus faim (et les esclaves non plus,
après avoir léché tous ces saladiers) et il n’était plus petit du tout. Il était devenu une énorme création GÉANTE !
Fin
