Pimp That Snack
Langue: Français

« Alpimpi »

Une confiserie Alpini géante

On me réclame souvent une version géante du chocolat Thorntons adoré de tous : alors, après plusieurs mois de recherches, voici cette pure merveille !!

En examinant cette friandise délicieuse et calorique, nous avons tenté de percer son secret : la garniture est ronde. L’Alpini semble donc fabriqué en extrudant un praliné semi-solide (on le pousse sous pression dans une formeuse ; vous avez peut-être connu une version miniature avec la pâte à modeler Play-Doh), puis en le coupant en morceaux avant de l’enrober de chocolat.

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Faute de tapis roulant et de machines sophistiquées, nous avons dû nous contenter… d’un moule à cake. Voilà environ 400 % d’agrandissement.

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D’après la gentille dame de ladite délicieuse chocolaterie, la recette de l’intérieur d’un Alpini est ultra-secrète, et je veux bien le croire, tant elle a été dure à trouver !! Pendant des mois, j’ai écumé le Web sans rien dénicher d’autre qu’un stupide bonbon américain au caramel. Beurk. La cause était presque perdue et l’Alpini allait rester à jamais en taille normale… jusqu’à ce que je tombe sur un truc intéressant dans un supermarché français.

DU PRALIN EN POUDRE !

C’est un mélange de noisettes moulues, d’amandes moulues et de caramel, avec une recette au dos. Après pas mal de grattage de tête, de traduction et de longues discussions, nous avons décidé de ne pas suivre cette voie… en plus d’avoir sans doute une texture complètement à côté de la plaque, les multiples jaunes et blancs d’œufs n’étaient pas cuits, et on risquait d’obtenir une création géante franchement toxique. Nous avons donc commencé par acheter du chocolat, de la crème entière épaisse et des amandes hachées (en gardant bien sûr la délicieuse poudre pour la vraie version !!) et nous nous sommes lancés dans les expériences.

« Alpimpi », photo 3 of 17« Alpimpi », photo 4 of 17

Vous voyez sans doute par vous-même à quoi ça nous a fait penser. Notre premier essai s’est étonnamment bien passé : quatre carrés pour 35 ml de crème, une pincée de fruits secs et un bouchon d’essence de vanille. Je l’ai aimé, même s’il manquait clairement quelque chose, mais d’autres l’ont déclaré à la fois « trop sucré » et « pas assez sucré ». Au final, la texture était trop gluante, alors qu’un Alpini est plutôt friable, et apparemment tous les fruits secs étaient tombés au fond.

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Le deuxième essai était NETTEMENT meilleur. Nous l’avons passé au mixeur avec un meilleur chocolat : 2 rangées pour 40 ml de crème, assez de noix pour couvrir le chocolat fondu dans le bol, et de la vanille partagée entre essence et sucre vanillé. À l’aveugle, le goût ressemblait presque à l’original, même si la texture différait.

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La garniture à peu près au point, place à la coque ! Sur fond de musique de danse kazakhe, nous avons graissé le moule puis l’avons tapissé de papier sulfurisé. La mère d’Alice nous avait conseillé une bande étroite dans le sens de la longueur et une autre découpée comme un nœud papillon en travers, pour couvrir les coins.

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Évidemment, ce n’est qu’APRÈS avoir versé le chocolat – du vrai chocolat belge hors de prix qu’Emma avait déniché !! – que nous nous sommes dit que, hmm, il faudrait peut-être scotcher le papier. Nous voulions environ ½ pouce de chocolat au fond et ¼ sur les côtés. Donc, pendant la semaine suivante, chaque fois que nous avions une soirée de libre, nous passions à la cuisine étaler une couche ou deux de plus. Au final, nous avions six couches, et le truc était déjà magnifique en soi.

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Place à la garniture ! Nous avons fait fondre au micro-ondes une tablette belge et deux rangées de Cadbury’s (pour atteindre les huit rangées prévues), puis ajouté 150 ml de crème entière fraîche et épaisse.

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Et mélangé. Avec 1½ bouchon d’essence de vanille et quelques cuillerées de sucre vanillé. C’est un truc génial, et vous pouvez faire le vôtre en plantant quelques gousses de vanille dans un bocal de sucre en poudre et en l’oubliant six mois. Retour au mixeur, et nous avons ENFIN ouvert le pralin Vahiné…

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…puis, après quelques manœuvres avec des cuillères dans le mixeur, nous avons mélangé la garniture et l’avons déposée à la cuillère dans la coque.

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Le lendemain, nous avons fait fondre ENCORE UNE tablette de chocolat pour faire le fond !! Deux couches seulement cette fois : il nous le fallait pour le lendemain, pour aller nourrir une bande de geeks affamés, alors nous avons aussi trouvé un plateau adapté.

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Moins d’une demi-heure après la deuxième couche du fond, nous l’avons jugé assez solide pour le démouler, et démoulé il fut. Le papier s’est fait un peu prier, mais nous avions un pavé massif de chocolat et de calories : le mastodonte pèse pas moins de 2¼ livres, contre 2-3 grammes riquiqui pour l’original. Avec les restes de la tablette du jour, nous avons un peu rafistolé les coins et dessiné les entailles qu’on trouve sur le dessus de chaque Alpini. On les adore, ces entailles.

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Enfin, nous l’avons poudré de sucre glace pour imiter les sommets enneigés des Alpes sur l’emballage. Si l’Alpini représente les Alpes, le nôtre est Olympus Mons. Saupoudrer les côtés fut plus difficile que prévu : le pinceau à pâtisserie était mouillé et le chocolat fondait dès qu’on le touchait.

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Nous l’avons porté sur son plateau, avec une petite pancarte, pour le dévoiler à notre groupe de joueurs…

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À la coupe, il nous a enchantés par les cinq sens.

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Je conseille une scie à métaux pour traverser toutes ces couches de chocolat, mais une part d’un quart, c’était un petit coin de paradis. Même si, à la fin de la journée, le mastodonte sur lequel nous avions passé toute la semaine était bien au chaud dans l’estomac d’une vingtaine de personnes ravies.

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Donc, pour résumer… je ne pense pas que nous aurions obtenu ce goût sans le pralin en poudre. Le fait que les fruits secs soient caramélisés apportait vraiment un plus. Mais il manquait encore ce petit quelque chose des originaux : nous nous sommes creusé la tête sans trouver quoi… tant pis.

Statistiques : nous avons utilisé au total onze tablettes de chocolat, une de 250 g et le reste de 200 g, toutes belges sauf la grosse. L’engin pesait 2¼ livres et mesurait 7½ pouces de long, 2¼ de haut et 2¾ de large. (Oui, j’aime le système impérial.) Ne nous demandez surtout pas le nombre de calories, on ne veut vraiment pas le savoir… disons simplement qu’un Alpini normal fait environ soixante-dix calories et que ce truc fait à peu près 400 %.

Côté prix :
(Cela comprend aussi les ingrédients utilisés pour les essais et pour grignoter.)
Chocolat belge normal : 69 pence, x8
Le chocolat belge de luxe d’Emma : 80 pence x2
Cadbury’s Dairy Milk : environ 1,20 £
Pot de crème entière fraîche : 75 pence x2
Essence de vanille : achetée par maman, probablement un peu plus d’une livre
Sucre vanillé : nous l’avons fait nous-mêmes
Pralin Vahiné : 1,20 € (environ… 80 pence ?)

Total approximatif : 11,92 £

Au fond, c’était une création géante étonnamment bon marché vu le prix des originaux (dans les 3,00 £ ?!?), c’est juste l’éééénorme quantité de chocolat qui a fait grimper la note.

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