« KitKat Chunky Peanut Butter »
Un KitKat Chunky géant au beurre de cacahuète
Voici l’histoire de ma mission : créer la « mère de tous les KitKat ».
Le KitKat Chunky au beurre de cacahuète est une chose merveilleuse, vraiment merveilleuse, et si quelqu’un de chez Nestlé veut bien me contacter à l’adresse stevepiers@btinternet.comet m’en envoyer quelques-uns, je lui en garderai une reconnaissance éternelle. Le goût est tellement sublime qu’on finit par se demander jusqu’où on pourrait pousser la version géante de ce snack, et quel goût elle aurait.
Cette idée en tête, j’ai décidé de consacrer ma journée à le découvrir.
Première chose à faire : trouver des ingrédients. Un rapide coup d’œil à l’étiquette m’apprend que le KitKat Chunky est une « gaufrette croustillante en forme de bâtonnet, enrobée d’une épaisse couche de chocolat au lait ». Premier arrêt : Sainsbury’s. Malheureusement, comme je ne savais pas combien de chocolat il me faudrait, la tablette de 400 g de Dairy Milk de Cadbury, même au prix promo de 2,30 £, avait l’air de ne pas suffire. C’est là que j’ai remarqué la marque maison de Sainsbury’s : 100 g pour 25 pence. J’en ai acheté une tablette, elle était très bonne, alors j’ai refait un tour au magasin et j’en ai acheté onze autres.
Les seules gaufrettes que j’ai pu trouver, c’étaient les gaufrettes à glace d’Askey’s, à 40 pence les 48. Les lecteurs perspicaces verront tout de suite que ça fait moins de 1 penny pièce. C’est le genre de bonne affaire qu’on aime. Il me fallait aussi du beurre de cacahuète du frigo (version crunchy, ce qui, on le verra plus tard, n’est pas l’idéal), et quelques KitKat normaux pour l’inspiration et comme guide pour le moulage. Comme j’avais déjà le beurre de cacahuète à la maison, j’ai dépensé moins d’un billet de cinq livres au total. J’ai trouvé deux barquettes en plastique, rescapées d’un récent repas chinois à emporter, pour servir de moules.
L’étape suivante consistait à faire fondre le chocolat, et c’est là que tout a commencé à partir de travers. Sans penser aux conséquences pour moi ou ma famille, j’ai utilisé la première barquette en plastique pour faire fondre deux tablettes de chocolat. Le plan : faire fondre le chocolat, mettre le couvercle sur la barquette, retourner le tout et laisser refroidir. Ça formerait la base, le rebord sur lequel repose un vrai KitKat. La moitié supérieure du KitKat serait faite dans le fond, plus étroit, de l’autre barquette. Je me retrouverais ainsi avec deux pièces : une fine couche avec un large rebord, et le corps principal du snack, haut (mais moins large), à poser dessus. Je n’avais pas prévu ce que donnerait du chocolat chaud dans une barquette en plastique, au micro-ondes, alors que je n’avais réglé le minuteur que sur 1 minute :

Non, je n’ai pas chié dedans. C’est un mélange de délicieux chocolat au lait et de plastique fondu. En sortant ça du micro-ondes, j’ai eu un mal de chien et je me suis brûlé deux doigts. À peine cinq minutes de passées, et j’ai déjà gâché deux tablettes de chocolat, je me suis fait mal et je dois tout recommencer. Je fouille la cuisine et je trouve un pichet en verre Pyrex. Parfait. Je fais fondre le chocolat et je revois mon plan. Malheureusement, le KitKat n’aura plus de rebord à la base : ce sera désormais un bloc plein.

Cette bêtise me contrarie, alors je me console en grignotant des chips Seabrook (les meilleures chips du monde, et vous pouvez le dire à Gary Lineker de ma part) avec une canette de Diet Cherry Coke, la boisson des champions.
Je verse le chocolat fondu dans l’autre barquette en plastique, pour former ce qui deviendra le dessus du KitKat :

Je le mets au frigo pendant 20 minutes pour qu’il durcisse. Ensuite, avec un couteau, je trace l’emplacement des gaufrettes.

Et là, comme par hasard, mon appareil photo numérique décide de corrompre la photo que j’avais prise de l’ajout du beurre de cacahuète ; disons simplement que, dans le rectangle que j’avais tracé, voilà la quantité de beurre de cacahuète que j’ai étalée.
Le beurre de cacahuète ne s’étalait ni facilement ni uniformément sur le « couvercle » en chocolat, et c’est pour cette raison que je conseille à mes collègues créateurs de snacks géants de prendre la version lisse. Notez aussi que la teneur en cacahuètes du Sun-Pat est 12 % plus élevée que celle de la marque de supermarché que j’ai failli prendre. Je l’ai échappé belle !
L’étape suivante consistait à ajouter une couche de gaufrette. C’était la partie la plus délicate de toute l’opération : trop de gaufrette, et un KitKat n’est plus qu’une boîte en chocolat remplie de poussière. J’ai fini par mettre 4 couches,
suivies d’un petit projet parallèle baptisé « Pimp My Wafer », que voici :
C’était délicieux, et ça m’a fait comprendre que je tenais peut-être quelque chose de très spécial avec ce projet. La dernière étape consistait à verser encore une bonne dose de chocolat et, vu l’incident avec la première barquette en plastique, j’ai décidé de remplir à ras bord :

Après cette photo, j’ai versé encore plus de chocolat et j’ai lissé le dessus du mieux que j’ai pu. Le tout est ensuite retourné au congélateur, et j’ai regagné l’ordinateur pour taper ce texte. Donc, à l’heure qu’il est, ça devrait être prêt, et il est temps de dévoiler…
Est-ce le plus gros KitKat Chunky du monde ? Je l’espère bien ! Il a une allure magnifique, et même si le courage m’a manqué au moment d’écrire « PimpThatSnack.com » en filets de chocolat sur le dessus, j’ai commencé à me demander comment on pouvait bien manger ce truc. J’aurais dû m’en douter. Le chocolat est bien trop épais dans les coins, mais pour un premier essai, c’est quelque chose dont on peut être fier, et qu’on peut aimer.
Pour finir : la coupe de cette barre monstrueuse, et la comparaison.
